Villamontes

 

 

Dimanche 1er Juin, nous repartons vers le Sud et arrivons à Villamontes une fois de plus à la nuit. Cette ville à l’inverse de Camiri est plate, avec des avenues larges qui se coupent à angle droit, des feux rouge à profusion comme nous n’en avons probablement pas vu dans aucune des grandes villes et… déserte en soirée. Une fois de plus, nous ne nous sentons pas de chercher un bivouac en dehors de la ville de nuit et nous décidons de dormir pas loin des bureaux de l’YPFB (le distributeur et raffineur de gasoil national).
Lundi 2 Juin, Hélène part le long du fleuve courrir un peu et revient un peu réconfortée. En fait, toute la frange le long du fleuve est une succession d’équipements sportifs, terrain de foot, de volley, de tennis, et même 2 piscines municipales qui sont ouvertes au public le week-end (dommage que nous soyons le lundi). Manifestement la présence de la raffinerie nationale pas loin profite à la municipalité. Entre les terrains de sport et le fleuve, une piste cyclable a été tracée dont profitent Hombeline et Camile alors que les perroquets veillent dans les arbres alentours. Nous décidons de profiter une peu de cette dernière ville bolivienne avant la traversée de la frontière qui sur la carte semble nous promettre 400km sans un seul village conséquent. Nous trouvons un bon restaurant. Une fois de plus, la clientèle de cette ville qui semble dépendre du pétrole semble avoir des moyens lui permettant de manger un peu plus que la basique “almuerzo” composé à 90% de pates, riz et patates que nous avons mangé à satiété en Bolivie. Il y a même un office du tourisme où l’on nous conseille d’entamer la route de Tarija pour découvrir le canyon du fleuve Pilcomayo. Malheureusement, notre appareil photo refuse de marcher et vous n’aurez pas de souvenir de ce canyon impressionant. Nous y trouvons tout de même des thermes d’eau chaude dans un beau parc. Le gardien refuse malheureusement de nous accepter pour la nuit et nous allons demander accueil dans l’hotel qui lui fait face. Nous découvrons un patron argentin, désoeuvré, et manifestement un peu alcoolisé à force d’attendre le client. Il est tout heureux de nous offrir une place de parking pour la nuit et tient à nous offrir un verre de whisky puis un deuxième. Il nous raconte sa carrière militaire en Argentine puis aux Etats Unis et tient absolument à ce que Camile et Hombeline fassent la connaissance de son fils. Mais plusieurs heures après et plusieurs appels à sa femme, il admet que celle-ci ne viendra probablement pas ce soir. Cela ne perturbe évidemment pas Hombeline et Camile qui ont regardé une chaine de dessins animés, puis fait main basse sur les jouets que le fils a laissé sur la terrasse. Ils ne notent même pas l’étrange manège de 3 jeunes filles très maquillées qui sortent d’une chambre pour rejoindre 2 clients de l’hotel au bar…

Mardi 3 juin, nous comptons bien profiter des thermes… mais l’eau se révèle plus que douteuse. Le patron de l’hotel nous avait conseillé de traverser le fleuve en barque pour aller aux thermes naturels de l’autre côté. Mais nous ne trouverons jamais le propriétaire de barque. Il faut avouer que cela commence à sérieusement nous fatiguer, surtout Camile qui avait déjà enfilé son maillot de bain. Pour rattrapper le coup en revenant sur Villamontes, on les amène au toboggan. Vous aurez enfin l’occasion de découvrir ces toboggans boliviens, fabriqués en béton dans une forme qui a parfois trait à la ville.

A votre avis, elles regardent quoi ces jeunes boliviennes?

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Ben, le blondinet qui grimpe au sommet, comme sa soeur, par le côté le plus difficile!

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Et pendant qu’Hombeline et Camile dominent la situation du haut du poisson géant, Pascal fait quoi? Il donne une leçon de géographie aux gamines en leur montrant notre trajet.

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Nous refaisons une pause en ville pour manger au restaurant de la veille, où nous avions été servi rapidement. Mais alors que nous recommandons le même plat, que nous avions aimé, on nous sert cette fois ci, après un temps infini, un beefsteack hyper dur. On demande des explications et on comprend que la veille, la serveuse s’était trompée mais qu’aujourd’hui nous avons bien notre plat, sans erreur. Heu, cela aussi ça fatigue. Arrêt à la pompe à essence pour faire le plein avant nos 400km d’inconnu… et la pompiste nous demande si nous avons un permis pour faire le plein de diesel! On lui explique que nous sommes en Bolivie depuis 1 mois et demi et nous avons toujours fait le plein sans permis d’aucune sorte. Par contre, nous comprenons bien qu’il nous faudra payer le carburant au prix “étranger”.
– la pompiste: Le double?
– Hélène: C’est cela! (je ne vais pas lui rappeler que c’est le triple)
On paye donc notre plein 40€ au lieu de 60€, et Pascal remet la somme en liquide à la pompiste
– Pascal: C’est une bonne journée pour toi!
– la pompiste: Oui (sans aucune expression sur son visage)
– Pascal: Alors souris!
– …
Pascal lui montre alors un sourire exagéré jusqu’à ce que la pompiste esquisse enfin un sourire. Il faut avouer que depuis un mois et demi, à part chez les enfants ou les mamies qui touchent les cheveux de Camile, nous ne voyons quasiment jamais un sourire. Cela ne semble pas faire partie de la culture des Boliviens, et cela nous manque.

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