Montevideo

Nous continuons la côte pour arriver à Montevideo. Arrivés à la nuit, Hélène redoute la recherche du bivouac qui à cette heure tardive risque de se finir par un stationnement en zone sure mais trop proche du traffic routier. Une fois de plus, l’Uruguay nous étonne. En plein quartier chic, la péninsule qui mène au phare n’est pas interdite à la circulation, ni au stationnement des camping-car. Même le restaurant du pied du phare accepte notre stationnement sur leur parking. Nous pouvons donc passer plusieurs jours dans une zone calme en pleine ville.

A Montevideo, nous prenons contact avec une famille qui attend impatiemment son camping-car pour commencer l’aventure. Bastien, Celia, Justine (5ans) et Baptiste (2
ans) trépignent d’impatience, comme nous l’avions fait il y a 8 mois. On profite du temps qu’il nous reste avant le bateau pour partager des moments, des repas, des
jeux entre enfants. On essaie de ne pas faire trop “on a déjà tout vu” tout en leur transmettant nos petites expériences de voyageur. Bizarre impression d’être déjà
passés par ce qu’ils vivent et, à la fois, envie d’être de nouveau au début du voyage avec plein d’envies et de questions comme ‘avant’. D’ailleurs, malgré l’envie de rentrer, on aurait bien envie de découvrir le Brésil et la Colombie dont on nous a tant parlé. Comme la famille Amiri habite dans un appart’hotel, les enfants en profitent après la plage pour prendre un bain dans la petite baignoire pliable. Camile déborde de tous les côtés mais refuse de céder sa baignoire avant que l’eau ne devienne froide. Hombeline qui ne veut jamais prendre de douche, aimerait bien pousser son frère hors de la baignoire pour pouvoir en profiter elle aussi. Bref, on remet un pied dans une habitation en dur.

Pour faire le plein de vins uruguayens, nous nous dirigeons vers un grand centre commercial, pour le plus grand bonheur des enfants qui obtiennent un détour par le MacDo et des tours de manège.

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Il est maintenant temps de déposer notre camping-car sur le bateau. Hombeline et Camile ont tous les 2 eu des petits moment de blues à l’idée que nous allons bientôt nous séparer de notre maison. Même si c’est pour mieux la retrouver dans 1 mois, ils ont du mal à concevoir cette durée. Le jour J, Hélène doit choisir les habits que l’on garde (2 semaines d’hiver en amérique du sud puis 1 semaine d’été en France), alors les doudounes, on les garde ou pas? Pascal doit faire rentrer tout ce qui était sur le toit du camping-car et derrière (coffre de toit, vélos, sièges vélos, table de camping, …) dans la salle de bain qui maintenant ressemble à cela.

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Puis, nous amenons notre camping-car au transitaire puis au port. Après une dernière photo souvenir, nous nous éloignons. Mais brusquement Hombeline demande à revoir le camping-car et repart en courant lui faire un dernier adieu. Même si nous ne lui avons pas donné de vrai surnom comme la plupart des voyageurs, nous nous sommes attachés à notre maison à roulette.

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Afin de visiter Montevideo sans se mettre trop la pression, Hélène choisit de nous emmener dans un petit musée. En effet, le froid de canard n’est pas propice aux balades en ville (très belle au demeurant et d’une taille très raisonnable pour une capitale). Nous partons donc tous vers le petit musée du Carnaval

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Comme d’habitude, à peine arrivés les enfants ont faim. Malheureusement, le restaurant attenant au musée ne peut pas nous servir car les cuisines ont été préemptées par une fête qui a lieu juste devant le bâtiment. Les enfants se dirigent naturellement vers la fête (apparemment ouverte à tous) puisqu’il y a des trampolines, des jeux gonflables, du maquillage, tout cela sous une tente chauffée.

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Hélène songeant qu’il sera difficile de leur faire quitter les lieux même pour manger, va se renseigner s’il ne serait pas possible de payer notre droit d’entrée à la fête et surtout à son buffet. En fait, l’entrée est gratuite (!) à condition de faire une donation en denrée non périssable pour les nécessiteux. Voila Hélène partie à la recherche de riz et de boites de conserves pendant que les enfants profitent joyeusement des animations. Une fois la participation remise, Hélène part faire la queue pour récupérer le plat de viandes grillées pour toute la petite famille. Pascal remarque que personne n’a vérifié que nous avions bien participé à l’oeuvre de bienfaisance. En effet, les uruguayens sont apparemment des gens disciplinés qui respectent les règlent et ne peuvent imaginer que les autres ne feront pas de même. Donc, aucun contrôle, pour notre plus grand plaisir puisque les enfants ont pu s’amuser avant que nous ne comprenions tout. On finit donc par manger en regardant des spectacles puis retour dehors pour un petit défilé où l’on admire la danseuse pour le moins peu vêtue par un temps glacial.

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Dès que notre camping-car est embarqué nous commençons à habiter dans un “hostel”, le Montevideo UP. Il s’agit d’un hôtel disposant de dortoirs partagés et de chambres privatives. L’hostel propose en général une cuisine et des salles communes pour partager un peu plus qu’un lobby d’hotel et réduire les coûts en évitant de devoir aller au restaurant. Dans notre hostel nous apprécions rapidement ce qui semble évident à tous les urbains ici, la disponibilité de l’eau, de l’électricité, de l’intimité, mais aussi un patio avec barbecue. Tant pis pour la disposition des lits en lits superposés uniquement. Ce que nous découvrons de plus c’est l’accueil chaleureux des propriétaires, des retraités dynamiques, qui améliorent leurs revenus et fournissant une attention particulière à chaque client, des familles en voyage comme nous, des touristes-sac-au-dos, mais aussi une bonne part de professionnels non uruguayen (des chiliens, des brésiliens…). Le coût de la vie en Uruguay et la possibilité de demander jusqu’à 5 mois de caution aux locataires, freine énormément la location pour les résidents temporaires. Reste alors la possibilité d’un hostel comme celui-ci où chacun le soir retrouve les même partenaires de discussion, de soirée guitarre. Nous nous rendons compte que nous rencontrons ainsi notoirement plus de  gens qu’en camping-car, que nous avons plus de temps pour partager avec eux. Même quand les tortucar, une autre famille de camping-cariste, passe par Montevideo, nous pouvons partager un apéro dans les salles communes de l’hôtel pendant que les enfants jouent dans la chambre. Par contre, le plus gros défaut de Montevideo est malheureusement, le froid qu’il règne ici. Les températures ne sont pas exceptionnellement basses pour un hiver mais associées à l’humidité de ce port et à l’absence de toute isolation thermique ( grandes baies vitrées et fenetres en bois simple vitrage), le froid est omniprésent et pénétrant. Les enfants ne s’en plaignent pas mais nous savons qu’en France, c’est l’été et cela accentue encore plus notre envie de rentrer.

 

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2 thoughts on “Montevideo

  1. Bon et bien bonne route retour,et vos histoires vont me manquer bsx a vs.ici c’est l’été, mais en dent de scie,pas aussi chaud que d’habitude .bsx:-)

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