Les couilles et les emmerdes

Les couilles les merdes et prises de tête de 10 mois de vacances

 

Bonjour sur cette page qui sera rédigée comme un livre (vous devrez descendre pour lire la suite) je vais vous raconter un peu nos déboires mais je vais commencer par remercier très très chaleureusement deux entreprises. Le Garage Automobile Renault Sport 21121 Ahuy (Banlieue de Dijon) et un autre, le Garage Ford Laffont 26200 Montélimar. Ces 2 garages par leur professionnalisme, leur réactivité et leur qualité d’explication ont su par 2 fois nous diagnostiquer par mail, oui merci encore internet, nos problèmes de mécanique. Donc encore merci beaucoup Renault Sport 21121 Ahuy et Garage Ford Laffont 26200 Montélimar

Et maintenant le récit

 

Arrivé Buenos Aires à 1H du matin local soit 5H du mat France avec un lever du corps à 5H15 la veille à Lyon St Exupéry.

Pour aller à l’hotel nous prendrons un taxi mais avant ns devons tirer de l argent au distributeur. Ln le change il est à combien? Euuuu no lo sé!!

Bon on va tirer et ns verrons bien.

Salut la file de Taxi, ns avons besoin d’un de vous. Pas de problème mais il vous faudra 2 taxis vu vos bagages… Ha ouais à ce point? ns n avons que 120 kg de bagages et ns 4!! K1000 il n’est pas gros, pas lourd lui 😉

Bon comment on fait, les enfants dans un et ns 2 avec l argent et les papiers (passeport papier du cargo papier du Pingcar) dans l’autre??? Et comment on fait s’ils ne prennent pas le même chemin? Les Talkies sont ds les valises mais où et de toute façon pas chargés. Bon ben les filles ds un taxos et les mecs ds le suiveur ainsi je surveille plus facilement où est le tax des filles. Sauf au péage où mon chauffeur tente de resquiller mais pas assez courageux pr bien coller la voiture de devant et la barriere descend limite sur son capot. Le temps qu’il trouve sa monnaie et mes femmes disparaissent de ma portée visuelle. Chiotte merde j espère qu’il se rappelle de l adresse de l’hôtel… Bon il fonce comme un malade et 4 minutes plus tard ns doublons Ln et Hombeline freinage limite d’urgence qd je lui montre le taxi et hop il repasse derrière et colle son pote à 2m. Nous devons certainement tourner l’épisode 10 de Fast and Furious voie de droite voie de gauche entre deux voies comme à Lyon et hop on repasse à droite pour parler avec le chauffeur d’Hélène…Bref après une bonne 1/2h de balade nous voici rendus à l’adresse! Un hôtel ici, ha bon. Pas de signalétique, ben pas fastoche à trouver, heureusement le chauffeur d’Hélène trouve la porte d’entrée et sonne. Ha ha c est une pension pour Back-Packer. Good Ln! L’accueil pas hyper chaleureux et il ns donne la main juste pour rentrer de la rue au couloir la dernière valise. Ensuite chacun sa merde, Ln avec les loulous moi les valises et les sacs, les 120 kg 😉 hé ho c’est moi l’homme et le gars de l’accueil sur internet 😦 Merci le service. Soit 26H de voyage L

Après 2 jours ds cet hôtel je trouve qu’il est bien. Ln à fait un bon choix bien que les sanitaires soient au bout d’une courette en haut sous les toits sans ventilation.

J’avais acheté en France un porte document rigide ds lequel il y a nos 4 passeports les papiers du Pingcar (assurance Française, carte grise, papier du transport par bateau) les 3500 euros en espèces les clefs du Pingcar. Et tout ceci tenu d’une main ferme, la mienne. Après petite balade dans Buenos Aires nous passons dans une banque tirer de l’argent et comme cela prend du temps car ns ne pouvons tirer que l’équivalent de 100 euros à la fois, ns devons remettre plusieurs coups la carte ds la machine et recommencer l’opération. Ln me donne les billets que je plie et range ds ma poche et pour être plus à l’aise je dépose le porte-documents au dessus d’un autre distributeur. Après avoir retiré la sommes désirée et récupéré les loulous qui jouaient à droite et à gauche nous partons tranquillement vers l’hôtel, 500 mètres plus loin je pose subitement K1000 ds les bras d’Hélène en criant: Le Porte-Documents!! et je bas certainement le record du monde (ben oui quoi j’habite dans le sud now près de Marseille à Montélimar au pays du Nougat) et tout en courant je scan toutes les mains des fois que je verrais le porte-documents. Arrivé pas du tout essoufflé vous imaginez bien moi qui n’avais pas couru depuis au moins 20 ans, près du gardien de la banque. Je dois lui parler en espagnol et lui dire que j’ai oublié un porte document là-bas il y à 5 minutes. Alors comment dit on : porte-documents et oublié (???) et vite fait car si il ne l’a pas alors il faudra vite appeler les flics et demander à regarder les vidéos pr trouver qui a pris ma mallette….. Avec les gestes je parle plus vite et au début il ne comprend pas et au bout d’une minutes il m’emmène vers son pupitre et me montre mon bien. Ouff et tout est là. Elle est pas belle la vie?

Je retrouve ma tribu et Ln a le sourire dès qu’elle voit le porte-doc dans mes mains. Pas grand chose pour rendre une femme heureuse des passeports Français et de l argent 😉

Dans les bureaux de Grimaldi après avoir payé les frais de déchargement, de douane, de taxes (1100 euros tout de meme ) en espèces car super compliqué sinon, notre contact Grimaldi nous affirme qu’en 40 minutes tout sera réglé quand nous irons au port de Zarate récupérer le Pingcar. Il nous donne une adresse sur Zarate d’hôtel et même un taxi pour nous transporter jusque là-bas avec nos 120 kg de bagages et nous 4. Il ns faut une grosse voiture n’est ce pas car pas question de reprendre 2 véhicules sur 130km cette fois. Oui oui pas de problème ils ont une grosse voiture. Attention type Kangoo serait bien. oui oui no problème. Le jour prévu à l’heure prévue une superbe Fluance grise attend dans la rue. Ho papa t’es venu nous accompagner jusqu’au Pingcar, ha non ce n’est pas celle de papa, celle-ci les vitres sont teintées noires. Un ministre est de passage? C’est une blague? ? Non non c’est bien pr nous. Je demande au chauffeur de venir voir le volume et il me dit que pas de problème il a l’habitude. C’est un professionnel. Ok go. Résultats au bout de 15 minutes je refais l’organisation des bagages car il restait 2 sacs et 1 valise sur le trottoir. 10 minutes après de grosses gouttes de sueurs (bien chaud à Buenos Aires ce jour là) tout est dans la Fluance. Ln et les 2 loulous sur la moitié de la banquette avec au pied de Camile/Ln 1sac, au pied d’Hombeline une petite valise et à mes pieds le porte-documents et les blousons, mon menton bien posé sur mes genoux. Bon voyages les petits Français. Arrivé à Zarate bel hôtel climatisé grande chambre grande salle d’eau. Top bien. Plus qu’une chose à faire et top pour moi qui adore cela: Attendre l’appel du transitaire qui ns donnera le jour pr récupérer Pingcar. Ns rencontrons un couple d’allemand (Manfred) pas très causant première approche bof-bof. Ils vont aussi chercher leur véhicule. Le jour J (48h d’attente) à 9h nous partons tous les 6 ds 2 véhicules au port en laissant nos bagages à l hôtel, normal ds maxi 2h ns serons de retour pr charger. 9h30 nous arriverons au port et attendrons jusqu’à 18h pr récupérer nos maisons! !!! Pascal tu vas commencer à apprendre la patience. L’avantage c’est que nous avons eu le temps de taper causette avec les Allemands et même avec un couple de Suisse-Allemands. Qd ns récupérons nos maison, la notre à 15 000 € , les Allemands à 200 K € et les Suisse-Allemands 800 K €…. bon ben le plus beau c est pas le nôtre 🙂 Cela fait drôle de reprendre le volant de notre maison, les grandes vacances commence maintenant.

Après avoir récupéré nos bagages nous nous dirigeons vers un camping que Manfred en bon Allemand hyper organisé à enregistré ds son GPS.

Super camping, mais pas d’accueil, pas de barrière. Des véhicules dedans des tentes, donc nous nous installons. Le soir même je défais la cloison de séparation entre la partie conduite de la partie habitable que j’avais installé avec les 2 plaques de désensablage, le coffre de toit, la plaque de pléxi que j’ai prévu d’installer en protection moteur (qui ne sera jamais installée). Le lendemain nous viderons la salle d’eau de tout son bordel : 4 pneus neuf, les 2 sièges vélos enfants qui ne serons jamais utilisé en AmSud (Amérique du sud), le support 4 vélos démonté pour limiter la longueur du véhicule ds le bateau (le prix du transport maritime est au mètre cube), la galerie démontée tjrs pr le prix. La plaque type plexi qui me servira de sur-pare-brise (hyper utile), plus des chutes qui pourront me servir à remplacer les vitres latérales si elles cassent. La machine à laver d’Hélène 😉 une bassine à linge sale avec son couvercle. Le linge sera lavé grasse aux secousses de la route. Les 2 bidons de 20 litres (bidon de pétrole hyper résistant très maniable avec gros bouchon qui nous servirons de réserve GO). La table de camping avec ses 4 sièges. Et encore plein de petits chenis stockés dans le grand cheni 😉

Le matin après un petit déjeuné bien agréable face à la rivière je me mets à installer le porte vélo quand Ln me demande si nous ne pourrions pas ouvrir le store car le soleil tape fort. Bien sur que oui mon amour, il suffit de retrouver la manivelle et hop là. Après une petite recherche dans le cheni j’ouvre pour la seconde fois le store. La première c’était aux Catalins pour voir s’il n’était pas déchiré. Le store se déploie bien gentiment sur 2mètres qd patatras il tombe sur la tête d’Hélène. Ouf plus de peur que de mal pour Ln {merci Geneviève merci François de lui avoir fait un crâne dur ou une tête dure J } Manfred vient à notre secourt et m’aide à décrocher entièrement le store et le replier. Il me propose de m’aider à le réinstaller. Je lui dis oui mais avant je vais réfléchir comment faire car mes parents m’ont fait de petites jambes et de petit bras. J’ai du mal à atteindre le haut du Pingcar L et je n’ai pas pris une de mes échelles. Je fini de remonter le porte vélo et en même temps je travail du chapeau comme disait si souvent mon grand-père Camille, pour trouver une solution au sujet de ma petite taille. La soupe c’est trop tard et pas assez rapide, Barbapapa n’est pas là avec ses barbitrucs donc nous allons prendre les pneus et une plaque de désensablage pour un coté et Manfred sur le marche pied pour maintenir. Teste, c’est tout bon. Aller, maintenant, perceuse, rivet pop, tige filetés rondelles, écrous, pâte anti vibration. Après une grosse heure de bricolage tout est fixé et pas comme les pros avec 3 rivets pop… Maintenant passons à la galerie. Manfred me donne encore un coup de main pour monter sur le toit le coffre de toit la valise, les 4 pneus, les sièges vélo. Merci Manfred. Ln et moi nous aurions galérés que tout les deux. Le lendemain avant de partir nous ferons le plein d’eau d’un des réservoirs. 120 litres environs qui nous prendra 1h30. Pascal tu vas apprendre la patience durant ces vacances.

Manfred est partit avant nous et nous devons nous retrouver à 200 km pour bivouaquer.

Sur la route large comme une petite départementale française, beaucoup de circulation surtout des camions. Il ya du vent, pas des rafales, beaucoup de vent constant. Les camions roulent vite, bien vite 90 110 km/h, ils nous doublent tranquille et nous les croisons en serrant un peu les fesses. Pour rappel en France nous roulons en C3 ou en moto 900 TDM et le Pingcar fait, 2,25 de large pour 7metres de long et 3 de haut. Pas tout à fait les même dimensions et je ne l’ai conduit que 2500 km sur les autoroutes Française. Donc je l’avoue, pas trop rassuré sur ces petites routes de qualités médiocres. Mais tout va bien tout de même. Le ciel est très chargé, on dirait que l’orage est proche. Ln stp fais un texto à Manfred pour savoir s’il ne pleut pas là ou il est. Regarde les éclairs, j’espère que nous passerons à coté.

Houaou ce bruit que nous avons eu en croisant ces deux semi remorque lancés à pleine vitesse. Quoi Ln qu’est ce que tu dis ? Le vent entre par la fenêtre de la capucine. Eh bien c’est simple tu fermes la fenêtre. Quoi tu ne trouves pas la fenêtre ? Tu te fous de moi ou quoi ? Non il n’y a plus de fenêtre. Le passage des 2 camions à eu raison de notre fenêtre. Bon et comment on fait alors… Putain avec ce vent c’est l’orage qui nous tombe dessus. Et cette route sans rien, pas même une maison un hangar une ruine. Rien, il fait entre chien et loup, la pluie tombe de plus en plus fort. Ln colmate l’ouverture 40cm par 60 avec des sacs plastique et une valise cabine pour limiter l’inondation de notre lit. Au bout de 20 km j’aperçois une station service. Ouf nous allons trouver de l’aide. Eh merde elle est désaffectée. Bon allons quand même car now c’est de la grêle qui tombe et de la belle. Super il y à l’auvent des ex-pompes nous allons nous mettre dessous dans le sens de la pluie, ainsi limiter l’infiltration. Oh top un ancien fut d’huile, je vais me garer pile devant lui ainsi je pourrais monter dessus pour accéder à mon ex-fenêtre L Ouais top pile poil. Whaou quel temps de merde. Vive les vacances… Je sort voir le désastre et quoi donc !!! L’auvent a un seul trou et je suis garé juste dessous, l’eau tombe pile sur la capucine. T’est trop con Pascal t’aurais pas pu regarder avant. C’est bon maintenant notre Pingcar est équipé d’une piscine à l’étage. Il est mieux que celui des Allemands ou des Suisse-Allemands. Aller vite bouge ton cul Pascal et déplace Pingcar. Déplacement du Pingcar, déplacement du fut d’huile (avec 60 litres de flotte), debout en équilibre sur le fut, je dois essuyer la carrosserie car le gros scotch américain ne colle pas sur la tôle humide. Après une grosse 1/2h à scotcher du plastique, c’est bon je rentre au chaud ds Pingcar. Nous passerons la nuit ici, et demain sera une autre journée.

Le lendemain nous allons ds la même ville que Manfred et nous trouvons un terrain avec des jeux pour les enfants et une poubelle ronde en métal qui me servira d’escabeau plus un banc en béton qui sera mon établi. Je sorts ma chute de plexi, mes serres joints mon mastic ma scie et go. Après une 1 heure de bricolage et bien du scotch, c’est réparé. Il faudra trouver une solution technique définitive [cela me prendra juste 6 mois 😉 ]

Je (Pascal) décide de montrer la plage à mes 2 loulous, donc je décide de prendre le plus court chemin pour aller sur la plage, bien vu Scal, tu as pris ton premier ripio ( chemin de terre ou de cailloux qui peut-être un jour sera asphalté) qui nous mènera juste au dessus des falaises donc pas de baignade de sable fin L Le boulet quoi. De plus il nous reste moins d’1/4 d essence et en allant direction notre destination soit plein sud, la première station de carburant est à 190 km. Ha oui quand même !! Et dans l autre sens il y en a une à 60 bornes… Ok bienvenue sur les routes d’Argentine. 250 km entre deux stations essence sur une route type nationale, je ne me rappelle pas avoir déjà vu cela même en 97 en Roumanie…

Enfin, nous avons trouvé une belle plage, immense et même que le parking est sur la plage. Oui le sable est bien dur bien tassé et nous pouvons rouler dessus avec Pingcar. Oui, Ln nous sommes bien ici mais je ne le sens pas de passer la nuit ici, c’est moyennement sécure, je préfère que nous soyons plus près des habitations. Un petit ¼ heure plus tard : Oui là au bord de la route, sous les arbres nous serons bien. Il fait nuit et le Pingcar est un peu plus lourd que la C3, et comme un gros gland voulant trop bien faire, je plante le Pingcar dans le sable. Marche avant, marche arrière, marche avant, marche arrière, Marche avant, marche arrière, Marche avant, marche arrière.. Et puis merde on verra cela demain. La nuit est super bonne et le lendemain matin, je constate que je porte direct sur le sable, à 60 cm d’un bon petit dallage routier. OHH le con. La police appellera les Bomberos (pompiers) en renfort, qui eux même appellerons leurs collègues avec leurs pelles. Pour la première fois nous allons donc utiliser les 2 belles plaques de désensablage et nous sortirons. Pour ceux qui ne le savent pas je suis d’origine Suisse, et bien 1,5 mois plus tard, j’ai réalisé que j’aurais pu commencer par dégonfler mes pneus pour avoir une meilleure adhérence. Oui je suis lent à la comprenette J J

 

Les milliers de kilomètres qui vont nous permettre de rallier Ushuaia, je ne vais pas vous les conter, vous les avez déjà lus. Juste que c’est la route de la déprime complète. Rien à voir, rien à faire uniquement essayer de ne pas s’endormir sur la route. La route: des portions de ligne droite de 30 à 60 km puis une courbe de 25° à droite puis ligne droite de 30 à 60 km puis une courbe de 25° à gauche puis ligne droite de 30 à 60 km puis une courbe de 25° à droite puis ligne droite de 30 à 60 km puis une courbe de 25° à gauche…. Et à perte de vue, rien. Oui, rien de rien, il n’y a rien. Rien à voir. La végétation, des buissons de 40 cm de haut allez jouons le Marseillais 55 cm soit de dessous le pied au dessus du genou L L L et ce sur 200 km à la ronde. Brel aurait pu venir ici chanter le plat pays mais en rajoutant désertique, monotone, lassant, soporifique, inintéressant. Des animaux, que dalle, même pas un oiseau. Ha si il y a tout de même un truc à voir, une station carburant tout les 250 km. Et nous avons tant de vent que le Mistral Montilien est une toute petite bise à coté. Nous aurons du vent pendant quasi 2 mois mais non stop. Un vent de 40 à 100 km/h avec des pointes à 110 120 km/h. Tellement de vent que je n’ai pas l’impression de conduire un camping car mais de piloter un bateau à voile et de toujours tirer des bords pour avancer, souvent nous avons le vent sur nos 10-11h. Je tire tellement sur mon volant que j’aurai une bonne tendinite au coude gauche et à l’épaule. Et ce vent nous l’avons 24h/24h, je vous rappelle que nous voyageons en camping car et que nous y dormons L L L Un jour, non, soyons précis une nuit de Janvier à Punta-Arenas, Hélène me demandera de déplacer le camping car, elle à peur que le vent nous retourne. Nous apprendrons plus tard, qu’un autobus de 12m à été retourné par le vent (sans ses passagers, ouff).

Avant d’arriver à Ushuaia, des moments je me demandais ce que nous étions venu nous faire chier ici. Comme disait mon grand-père Ardéchois : Pourquoi tu vas là-bas, tu n’y as rien perdu ? Ce n’était pas tout à fait cette phrase mais presque. Plus tard durant le voyage vers le moi d’avril je me poserai régulièrement cette question.

Oui pourquoi avoir laissé notre grande maison, notre grand terrain, nos cerisiers, notre confort, pour vivre dans 15 m² ? Pourquoi avoir laissé nos familles, nos amies, nos amis loin de nous alors qu’en ce moment nous nous faisons très peu de relations.

Boire le café, les bons verres de blancs ou de rouges au Pub le St Louis à Montélimar en présence des habitués, me manque. Le samedi midi cela me manque aussi de ne pas retrouver ma petite famille entrant du marché pour manger les bonnes pizzas au N7. Les beaux yeux de la boulangère, le sourire et les bons produits de G. Garnier boucher à Montélimar aussi me manquent. Saluer une personne dans la rue car nous nous sommes déjà croisé, nous nous sommes déjà parlé Oui-Oui, ces habitudes me manquent. Ces habitudes qui ne sont que du plaisir de vie.

La réponse je l’ai, je suis super content de vivre ces moments de découvertes ces moments avec Ln, avec mes enfants. Ces moments passés à voir leurs yeux briller devant les manchots, des loups de mer posés sur la plage comme nos aoutiens à la Grande Motte, devant les Icebergs devant tant de choses que peu de personnes ne verront jamais durant leur existence. Etre en présence d’Hombeline et de Camile 24/24 c’est une richesse que peu de parents peuvent s’offrir. Oui je suis content de ces moments de cette chance que j’ai d’être entièrement avec eux. Mais il faut aussi le dire c’est lourd à supporter pour une personne comme moi, qui aime tant son indépendance. Pas toujours facile, je ne suis pas toujours facile à vivre du coup. De temps en temps je me sens un peu comme un ours en cage J.C’est un super beau voyage que nous faisons mais nous ne sommes pas partis en voyage organisé. Donc pas toujours tout beau  tout facile 😉

Bon revenons aux couilles au merdes et prises de tête de nos vacances J

Le 26 décembre jour de mon anniversaire, nous rencontrerons la famille Auer (expédition 5). Là David le papa, m’annonce qu’ils sont en voyage pour 2 ans et plus suivant les finances. Moi : whaou 2 ans de vacances putain ça le fait bien dis.                                                   David : Non non pas des vacances, nous sommes en voyage.                                            Moi : Ben c’est pareille, 2 ans à rien foutre, qu’à ce balader…                                                      David : Nous sommes en voyage, tu verras, ce n’est pas le club de vacance. Tout le temps tu as des impératifs : trouver de l’eau, du gaz, du carburant, la route, les courses, le bivouac, le wifi….

3 semaines plus tard je repensais à ces paroles, et oui il avait bien raison.

Vous autre en train de me lire bien installé dans votre douillet appartement avec l’eau de la ville au robinet, je vais vous expliquer 😉

Eau

Nous devons tous les 3 à 5 jours chercher pour faire le plein du réservoir d’eau, qui nous permettra de laver la vaisselle, le linge, nos corps d’athlètes (pas plus de 2 minutes d’eau pour la douche), et les wc. Vous, chez vous, vous ouvrez les robinets et tout les 2 mois vous avez un petit prélèvement sur votre compte bancaire 😉 Pour nous c’est une expédition, ou c’est, comment est l’eau, quel type de robinet ce sera, comment est le débit, combien de temps cela va prendre. Et si on est à court d’eau cela signifie qu’on ne peut plus se laver, plus utiliser nos toilettes, ni laver les éventuelles bêtises des enfants, mais plus couramment passer des heures à tourner en rond dans une ville pour trouver le pompiste qui refuse (pourquoi ?) ou le robinet capricieux qui mettra 1h30 à remplir notre réservoir.

Les vidanges d’eau grise (douche lavabo évier) et d’eau noire (wc)

C’est le plus simple dans ce voyage, car ici rien n’est organisé pour nos vidanges comme en Europe. Oui, en Europe il y a des endroits spécifiques à l’entrée des villes, il y a des aires pour camping-cars qui permettent de vidanger proprement et sainement les eaux usées et de faire le plein d’eau. Mais ici rien, donc nous utilisons la bouillie bordelaise pour aider à la décomposition du PQ et de nos beaux cacas J et ensuite c’est la recherche du petit coin. Alors là, il faut, de préférence dans une grande courbe à gauche en descente (oui sortie des tuyaux à l’arrière droit de Pingcar) un talus bien propre de ferraille cailloux etc. etc. avec de préférence de l’herbe permettant de cacher et de traiter nos eaux odorantes. Et aussi même surtout un endroit pas trop passant par les piétons dans les 15 minutes. Oui car qd les cuves sont pleines nous avons 140 litres d’eaux grises et 60 litres d’eaux noires. Cela fait une belle mare de 200 litres, tout de même. Quasi 2 baignoires pleinesJ . Après 2 gros mois de voyage, rappelez vous les origines Suisses J, j’ai réalisé que j’avais aussi le droit de ne pas attendre que les cuves soient pleines pour les vider. Soyons franc, c’est assez con de transporter 200 kg de déchets sur plusieurs centaines de kilomètres. Autant vider régulièrement et surtout de bien vider avant d’arriver en ville ce qui nous permettra de rester plusieurs jours si envie ou besoin se fait sentirJ.

Gaz

Toutes les 3 à 5 semaines nous devons faire remplir ou changer notre bouteille de gaz qui nous permet de faire à manger, de nous chauffer et de garder notre nourriture au frais (frigo). Pour vous c’est par exemple EDF et Fuel (bonjour la noteL ) plus le gaz chez Leclerc quand vous irez en courses faire le plein du frigo, le plein de gasoil. Pour nous c’est chercher sur les différents fichiers, qui a déjà fait le plein de gaz dans le secteur où l’on est, puis de chercher en demandant au quidam et de trouver le lieu qui en général n’a pas affiché clairement ses horaires d’ouvertures. Si le gardien nous affirme que c’est possible, on attend parfois jusqu’au lundi matin l’ouverture de l’usine, mais rien ne garantit que l’employé ne va pas refuser parce qu’il n’a pas l’adaptateur ou juste parce qu’il n’a pas envie de s’enquiquiner. Quand ce n’est pas en attrapant un camion qui livre le gaz au particulier et qu’il faut pister pour lui acheter une bouteille.

. En Bolivie, la méthode officielle est la suivante

1-      Aller se présenter à l’usine de gaz aux horaires d’ouverture et se faire établir une facture.

2-      Repartir en ville pour aller déposer en banque la somme due (qui doit faire 5€ à peu près)

3-      Revenir à l’usine en espérant qu’elle est toujours ouverte, pour présenter la facture acquittée et se faire remplir la bouteille de gaz.

Vous avouerez que quand l’employé rajoute qu’aujourd’hui c’est le jour de paie des militaires et que la banque sera débordée… on accepte vite la proposition de payer son dû en liquide de la main à la main. Et tant pis pour la lutte contre la corruption, cet employé boiera une bouteille de coca de plus.

Carburant

Le carburant du véhicule c’est généralement simple, j’essaye de faire le plein quand je suis au dernier quart. Mais comme depuis 29 ans que je conduis je fais le plein quand la réserve s’allume, ce n’est toujours pas un reflexe pour moi de faire de petits pleins. Mais je n’ai encore jamais fait le coup de la panne à ma chérie. Du moins pas avec le Pingcar je n’en dirai pas autant avec la moto 😉 Le plus beau était sur l’A4 bande d’arrêt d’urgence fermé (travaux) sortie de Paris un vendredi soir 20H. Que du bon J Ah souvenir souvenir… Mais maintenant s’ajoute la contrainte de la qualité du carburant, éviter les petites stations paumées (facile), mais aussi préférer les stations des distributeurs d’état (et quand on change de pays, on fait comment pour connaître les distributeurs fiables ?). Ah et puis en Bolivie, on rajoute le petit jeu du diesel au tarif « bolivien ». En effet, les nationaux bénéficient d’un gasoil subventionné 3 fois moins cher que le tarif « étranger ». Alors, évidemment, on tente un peu le coup auprès de la pompiste (ben oui en Bolivie ce sont souvent des femmes):

  • à quel prix sans facture ?
  • dans des bidons ? -> allez hop, on remplit les bidons, c’est plus discret.
  • à 8bs/litre -> ah là non, on ne va pas faire du « black » pour seulement 10% de moins. Résultat, l’employée met 15min pour établir la facture, parce qu’elle n’a pas l’habitude de la faire. Ca ne remonte pas notre moyenne kilométrique cela.

Bon évidemment il faut aussi se fournir en additif nettoyant injecteurs et pompe à gasoil (et on dit comment en espagnol ?). Mais il faut aussi avoir un filtre à gasoil d’avance (hein m’sieur Taki), mais… les filtres disponibles changent dans chaque pays, normal, mais aussi dans chaque région d’un même pays !

Se renseigner sur l’état des routes.

Ah, vous ne connaissez pas votre bonheur, vous utilisateurs des routes européennes, d’avoir partout et en tout temps des routes asphaltées, au pire en béton. Pour nous, faire de la route est un pur plaisir surtout après 2h de ripio, terme générique qui peut désigner une piste de terre, de cailloux, ou n’importe quoi d’approchant. Au bout de 2h d’un tintamarre qui nous empêche de nous entendre, le camping car est envahi de poussière, lits, douches, placards de cuisine, poussière qui ressortira pendant des jours de dessous les meubles. Mais cela n’est rien comparé aux dégâts occasionnés par les cahots, en vrac, frigo qui s’ouvre et vide son contenu, marchepied qui refuse de se refermer, placards qui s’ouvrent intempestivement, chauffage ou frigo qui ne fonctionne plus, porte de four qui s’ouvre éjectant la poêle qui devient ovale sous le choc. Et encore, on ne se plaint pas, car jusqu’ici, nous n’avons pas encore reçu le fatidique caillou qui brisera notre pare-brise. Alors, quand on planifie un trajet, on abandonne certaines visites « pas loin à 80km d’ici » sur du ripio, ou bien on fait un gros détour de plusieurs centaines de km pour rester sur du bitume. Evidemment, obtenir le précieux renseignement ‘ripio o asfalto’ n’a rien d’évident.

La conduite

La conduite ici c’est super easy. Quand vous êtes en ville il n’y a aucune signalisation de direction, quand vous êtes en campagne de temps à autres il y a une direction pour un village mais il n’est pas indiqué sur la carte ?? La carte papier ne sert que pour les grandes destinations, mais il ne faut pas se fier au kilométrage noté. Et vous ne pouvez pas utiliser un décimètre pour faire un peut de math avec les échelles, car l’échelle n’est pas vraiment respectée sur toute la carte. Vous trouverez par exemple à 10 cm d’écart sur la carte une cote notée 30km pour 1cm et à coté 40km pour 1cm et l’échelle 2cm=100km poooou. Les gens respectent assez bien les stops coulés, les feux rouges sauf s’ils durent trop longtemps pour eux. Sur un carrefour, ils croisent aisément devant vous. Après avoir roulé en Argentine au Chili en Bolivie et Pérou 20 000km, je ne sais toujours pas qui a priorité à un carrefour, droite ou gauche ?? Au Chili le diéséliste qui nous a dépannés m’a dit : c’est la plus grosse voie !!! Voie routière cela va de soit, mais comment sait-on qu’elle est la plus grosse ? Réponse : on le sait. Hunhun !! Mais si on n’est pas d’ici, comment fait on ? Ah làà…. Les ronds points ce n’est pas le petit truc de rigolo. Régulièrement, en Argentine, vous pouvez y installer au milieu 2 terrains de foot, et, très souvent, 1 seul terrain. Au Chili 1 seul, le pays est étroitJ, Bolivie 2 beau terrain de basquet, Pérou nous ne sommes pas resté assez longtemps pour leurs en payer (corruption). Pour simplifier l’utilisation en Bolivie c’est priorité à ceux qui entre sur le rond-point ce dans les petites agglomérations. Car dans les grande votre œil repérera très peu facilement en extérieur de rond-point des ……… feux tricolores J J Et oui quand vous êtes en train de tourner sur le rond point, vous devez surveiller les voitures autour de vous, repérer le feu qui de temps à autres est caché par un camion de livraison. Donc la il faut regarder pleine droite si des voitures débarquent. Et trouver votre direction qui n’est pas affichée. Easy. Le panneau de sens interdit est peu utilisé en ville, mais toutes les rues ne sont pas à double sens mais en générale une rue sur deux ce prends ds un sens et la suivante donc en sens inverse. Comment repérer le bon sens ? Il suffit d’avoir du bon sens. Ahahah !! Vos yeux vous servent à quoi quand vous roulez si ce n’est à regarder les murs d’immeubles de coin de rue. Sur lequel est peint une flèche généralement en noir passé ou autres couleurs en fonction de l’imagination ou des reste de pots, vous indiquant le sens de la circulation. Sinon dans les villes ayant les finances sous le panneau du nom de rue il y à une flèche. Ce sont de grand panneau 30 cm sur 10, dimension d’une feuille de papier pliée en deux dans le sens de la longueur.

La conduite en campagne c’est bien mieux, bien plus cool.

Comment cela ce passe : Vos 2 fesses détendues bien posées sur votre siège, 2 mains sur le volant, un œil regardant loin devant le Pingcar, un œil juste devant à 10 mètres pour repérer les trous. Oui car chez nous en France nous avons des panneaux disant : trous en formation. Ici non car ils sont déjà formés. L’autre œil, dans les virages, regardant le retro de gauche car ils aiment bien doubler dés qu’ils arrivent derrière vous et ce même en ne roulant que 5km/h plus vite que vous et ils n’ont vraiment pas souvent des voitures sportives puissante. Stéphane mon cousin, si tu veux vendre ta BM ici tu peux faire affaire je pense. Ensuite tu prendras un Pingcar 😉 Un œil scrutant le bas cotés droit, un autre œil celui de gauche à 20mètres à la recherche d’un chien errant, d’une chèvre, d’un âne, d’une vache, d’un cochon. Et régulièrement vous trouverez tout ce bétail ensemble à droite et à gauche de la route mais aussi et c’est là que c’est bien plus marrant, sur la route, quand un bus grande ligne vous double dans un virage. Là vous attaquez votre sport de la journée, commencez par les pointes, votre pied droit se pose sur le frein, le pied gauche sur l’embrayage et maintenant vous faites vos fessiez, vos fesses se contractent, assouplissement des poignets, votre mains gauche s’agite sur le volant pendant que la droite change de vitesse et vous évitez la horde d’animaux sauvage et le bus. C’est tout bon, tout le monde est passé. Régulièrement sur la route il y a des animaux écrasés déchiquetés par les camions et les voitures mais la nature est bien faite, les chiens errants, les rapaces très nombreux font des festins.

Dos d’âne ou gendarme couché

Dans ce coin du monde c’est une religion je pense. Partout ils poussent, de toutes les dimensions, réalisés de toutes matières.

Quelques spécimens :

La cornière métallique, le triangle en caoutchouc ou plastique en 10cm par 10cm fixée au sol, peinte en noire à l’entrée d’un parking de banque ou de centre commerciale. Pour rappel le bitume est gris noir J

Sur le Ripio généralement c’est tout simplement une butte, on pourrait penser que les asperges vont sortir. Donc si le Ripio est en terre alors la butte est en terre si c’est du caillou alors le dos d’âne est en caillou, visibilité à 10 mètres excellente vous vous en doutez bien. Sa dimension varie de 20 cm de large à 80cm et question hauteur cela varie de 5 cm à 30 cm. Donc nous pouvons très bien avoir 5 cm de haut pour 80 de long comme 30 de haut pour 30 de large. Là de bons yeux sont nécessaires pour passer à l’emplacement des passages de camions qui ont damé la piste J. Et évidement pas de signalisation avant ou dessus

Sur le goudron, c’est très souvent en goudron de la couleur de la route et pas balisé du tout. Sa forme peut s’approcher de ceux que nous avons généralement en France pour n’être qu’un truc de 30 cm par 30 cm. Même en roulant à 30 km/h le Pingcar n’aime pas ces franchissement, le train avant prend une claque quand au train arrière fait lui du yoyo. Du coup, nous, les assiettes, les verres… sont bien tassésJ. Vous comprenez que nous évitons de rouler la nuit.

Il y a aussi les gendarmes couchés inversés, caniveaux ou ruptures de pente. Ils sont à la dimension de l’Amérique du Sud, impressionnants. Résultat, la seule solution pour pouvoir en sortir notre camping car, c’est de les prendre en biais, sinon le porte à faux arrière tape. Pour la rupture de pente, c’est d’autant plus vital qu’une fois engagés dans une rue (de Potosi par exemple qui présente quasi 1000m de dénivelé), on découvre à la fin de la rue qu’il va falloir négocier la rupture de pente pour s’insérer dans une voie à fort à traffic, parfois conjugué avec un démarrage en côte et ou précédé d’une marche arrière. L’embrayage n’apprécie pas, mais les IPN sous le châssis nous protègent un peu du choc.

Des IPN ? Ah oui, parce qu’avant de partir j’ai fait fabriquer une caisse métallique de 40cmx60cmx1m80 qui devait prendre la place du porte vélo et nous permettre de stocker plein de choses. La caisse devait être fixée sur des IPN qui ont été fixés au châssis pour dépasser sous le porte vélo. Mais au moment de fixer la caisse, il a fallu se rendre à l’évidence, le châssis ne supporterait jamais le poids de la caisse avec un chargement. La caisse est donc restée à Montélimar et les IPN nous servent d’avertisseur sonore et de bonne protection du réservoir quand on tape à l’arrière. On les a même fait percer ce qui nous a remplacé le crochet de remorquage le jour où nous nous sommes embourbés.

Voili voilo la route, après 3h de route généralement je suis claqué rincé.

Sur notre voyage.

Ushuaia il faisait si froid et que j’ai dû, pour limiter l’entrée du froid dans le Pingcar condamner par du gros scotch la porte arrière. Lorsque nous avons acheté la bouteille de gaz en Argentine j’avais bidouillé un adaptateur. Mais il fuyait je l’ai bricolé plusieurs fois et nous avons été tranquilles durant 2 mois puis il s’est remis à fuir avec la chaleur le morceau de tuyau de gaz neuf Argentin que j’avais acheté avait gonflé de plus du double de sa section alors que le Français lui non. Le tuyau Français était neuf lui aussi, à la date de naissance, de Pingcar en juin 1994 J Et oui il aurait du être changé en 1998 (noté sur le tuyau, top les contrôles technique pour les VASP (camping-car) )

Nous sommes en frontière avec le Chili nous avons rencontré la famille Savoyarde les Orangima’s et après avoir passé du bon temps avec de bonne bouteilles de vin 😉 nous prenons la route pour aller prendre le bateau qui nous évitera des centaines de kilomètres de Ripio. Cela amusera bien les enfants et reposera les parents ainsi que Pingcar. Et là après avoir fait toutes les formalités de passage de frontière, heureusement c’est à Ln que reviens cette tache, son beau sourire, sa gentillesse, son aisance linguistique et sa patience rendent l’administratif plus facile. Moi je serai plus à prendre une batte de baseball que le stylo pour les papiers. Oui je sais ça écrit moins bien mais en même temps c’est bien imprimé. Bref. Nous arrivons au port et là on nous annonce qu’il faut attendre 3 jours avant d’avoir une place, putain c’est là qu’il est le trou du cul du monde. Non moi je n’attends pas, nous faisons demi-tour et prendrons le ripio. Oui je ne suis toujours pas assez patient. J’y travaille. Re passage de frontière…

 

Faire les courses.

Ce qui est une corvée en France peut devenir une prise de tête loin de notre domicile.

Tout d’abord trouver le lieu d’achat. En Bolivie notamment, les supermarchés peuvent être inexistants même dans des grosses villes comme Potosi ou La Paz (enfin disons plutôt qu’on ne les y a pas cherchés et ils ne nous ont pas sauté aux yeux.) Alors on va au marché. C’est évidemment pittoresque les premières fois. Et puis, les marchés municipaux sont bien organisés avec des allées dédiées aux fruits, aux légumes, aux féculents, à la viande, à la charcuterie… C’est aussi un peu le cauchemar de Camile car les petites vieilles lui touchent les cheveux ou même l’attrapent quand il passe devant elles. Mais surtout on se rend compte qu’on y passe du temps et que quand on en ressort, il nous manque toujours les bouteilles d’eau, le lait, le papier toilette… Il faut alors faire le tour des petites épiceries autour du marché, demander dans chacune s’ils ont de l’eau, du lait…Et parfois, lesdites épiceries nous renvoient dans le marché. Parceque le lait, notamment, en Bolivie, on avait du mal à en trouver et on a fini par en trouver chez UNE vendeuse du marché mais qui n’était pas là. Soupir. Retour vers les épiceries, où tout n’est pas présenté, il n’y a plus qu’à demander et on finit par trouver. Et on recommence pour le beurre, puis l’eau en bidons de 5l. C’est alors qu’on se met à rêver de supermarchés sans charme.

Quand on va faire ses courses au supermarché, il faut bien évidemment les trouver, puis, si le parking ne permet pas l’accès aux véhicules de plus de 3m, trouver une place de stationnement pas trop loin. Dans un pays comme l’Argentine, ne pas oublier que les petits supermarchés ferment aussi entre 12h30 et 16h30. Dans les grands supermarchés, nous découvrirons rapidement qu’ils n’acceptent pas que l’on paye plus de 1000ARS (100€) par carte bancaire. Parfois, il suffit d’aller à l’accueil pour obtenir l’autorisation de dépasser (une fois qu’on est caisse, parceque, avant la dame de l’accueil n’a pas daigné répondre à ma question sur la limite supérieure). Parfois, il n’y a pas d’autre solution que d’attendre le lendemain pour faire la suite des achats. Evidemment, rien ne dit que les enfants ne vont pas accueillir même les aliments les plus simples avec dégout parceque le lait, les pates ou le beurre n’a pas le même goût qu’en France !

Et on recommence tous les 3 jours. Si en plus, on a une frontière, ou un poste de contrôle sanitaire à traverser dans les jours à venir, on essaie de consommer tous les aliments frais avant, de n’acheter que des aliments qui ne sont pas susceptibles d’être interdits (aléatoirement viande, fruits, légumes, poivre, miel…). Et une fois qu’on a passé le contrôle ou la frontière, rebelote on repart faire les courses. Evidemment, de l’autre côté de la frontière, on n’oubliera pas de se renseigner sur le taux de change pour avoir une idée des prix auxquels on achète. Cela parait évident, mais quand on choisit sa viande en France, on n’a pas besoin de sortir la calculette !

La lessive

Là comme ailleurs chacun son mode de vie et donc son niveau d’exigence en terme de propreté. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on essaie de revoir son rythme. En France on disait à notre fille qui voulait remettre 2 jours de suite son short Hello Kitty, ‘Non, non et non, tu te changes tous les jours’. Maintenant, c’est plutôt ‘Non, non et non, tu ne changes pas de robe sous prétexte que tu la portes depuis 2 jours, elle n’est pas sale, tu la remets’. Pour les pipi au lit, quand les draps et l’alèse ont pris, rien à dire, en général, c’est en plein milieu de la nuit, pas de leçon de morale, on retourne se coucher et on gère la crise le lendemain. Parce que, au moment de laver le linge familial, il y a pleins d’options

* laver dans le ruisseau. A Ushuaia, les mains d’Helene en ressortaient rouge de froid.

* laver au camping. Si on trouve un camping, si les bacs de nettoyage ne sont pas trop sales, si on a ensuite un peu de temps pour laisser sécher, bref, cela fait beaucoup de ‘si’ et pas beaucoup de linge lavé.

* laver dans la bassine. Si on a suffisamment d’eau ou bien juste au moment où on refait le plein d’eau. Mais alors, il faut étendre dans le camping-car avec le risque d’avoir de la condensation. Comme le linge ne sèche pas vite, l’odeur du linge au final est loin d’être parfaite.

* la laverie en libre service comme on la connait en France est rarissime. Cela tombe bien pour Pascal qui ne supporte pas et tourne comme un ours en cage en surveillant son bien.

* apporter à la laverie, de loin la solution préférée d’Hélène et à peine plus chère que la précédente! Déjà, il faut se résigner à choisir un bivouac en ville, non en fonction de ce que l’on compte visiter (les villes ce n’est pas ce que l’on préfère) mais en fonction de la probabilité d’y trouver une laverie. En général, on a suffisamment de boulot à rechercher le bivouac pour ne se préoccuper de cet aspect, le linge, que le lendemain. Ensuite se renseigner sur l’existence d’une laverie (c’est rarement ce que les offices du tourisme maitrisent le mieux). On se fait alors souvent balader de la teinturerie de luxe à celle qui lave à la pièce (pas économique du tout) pour finir par trouver celle qui lave au poids. La recherche se fait souvent à pied si on ne veut pas devenir fou avec les sens uniques. Dépôt du linge et promesse de le retrouver le lendemain à xH. Au moment de le récupérer, on a tous les cas de figure. On récupère des habits qui ne nous appartiennent pas, mais alors, ne nous manquerait il pas des chaussettes? Ou bien, entre temps on a fait la rencontre de gens super sympa qu’on voudrait suivre quelques jours mais… faut revenir en centre ville au milieu des bouchons pour récupérer le linge. Ou bien, il y eu une panne de courant majeure dans la ville et le linge n’est pas sec. Au mieux, la laverie livre à domicile, mais comme on est sans domicile fixe… Heureusement, en grande majorité cela se passe bien et on récupère un paquet ‘lavé, séché, plié’ qu’il ne reste plus qu’à mettre dans les placards. Cela nous manquera, une fois en France, quand il faudra sortir le linge de la machine, l’étendre sur le fil, le dépendre quand la pluie menace, plier… Mais pour l’instant, la lessive est tout de même la principale contrainte à notre liberté, car elle nous oblige souvent à rester 2 jours au même endroit qu’il nous plaise ou pas.

 

 

 

 

 

 

 

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